Agriculture

Afrique/Combler l’écart entre les sexes dans l’agroalimentaire

Publié le jeudi 13 avril 2017, par Leader

Du 3 au 5 avril 2017, quelque 31 entrepreneurs du secteur agroalimentaire venus d’Afrique de l’Ouest et du Nord ont bénéficié d’une formation intensive à l’entrepreneuriat, après un processus de sélection rigoureux qui a vu passer plus de 200 candidatures. Issus de 18 pays, les bénéficiaires se sont retrouvés à Accra, au Ghana, pour cette session de formation suivie d’une présentation aux investisseurs potentiels.

Panorama actuel des investisseurs, méthodologies de levées de fonds et communication avec les investisseurs et collaborateurs potentiels étaient au cœur du programme de formation – entre autres. Les participants ont également appris à intégrer le facteur genre dans tous les aspects de leur entreprise. Un concours était organisé après la formation, sous l’égide d’un jury de haut niveau représentatif de l’ensemble du secteur agro-industriel, pour distinguer les trois meilleurs entrepreneurs, qui ont reçu un prix en espèces.

Ce concours fait partie du Gender in Agribusiness Investments for Africa (GAIA), une initiative de l’African Women in Agricultural Research and Development (AWARD), réseau des femmes africaines dans la recherche et le développement agricoles. « AWARD a lancé l’initiative GAIA après avoir constaté que la dimension de genre ne peut qu’être bénéfique à l’agro-industrie sur le continent, explique Wanjiru Kamau-Rutenberg, directrice du réseau AWARD. Nous insistons notamment sur le fait que, dans le secteur de l’agro-industrie, cela n’aggrave pas les inégalités sociales existantes mais s’avère plutôt un vecteur de croissance agricole inclusive pour le continent. »

L’édition 2017 du concours GAIA est financée par la Banque africaine de développement (BAD) dans le cadre de ses Cinq grandes priorités, dites Top 5, dont l’une est « Nourrir l’Afrique », une initiative qui entend transformer le secteur agricole africain en vue d’une croissance économique meilleure et inclusive. Selon Basil Jones, coordonnateur des politiques et programmes en matière de genre à la BAD, « GAIA répond au besoin de systèmes d’innovation inclusifs dans la recherche et le développement agricoles, en assurant une visibilité, une commercialisation et une transposition à grande échelle des innovations agricoles qui tiennent compte du genre ».

Dans la foulée de ce premier stage de formation intensive, une autre session est programmée pour les entrepreneurs d’Afrique australe et d’Afrique centrale, à la mi-avril, à Lusaka, en Zambie.

Intellecap, société internationale de formation et de conseil dont les activités sont axées sur l’avancée des innovations orientées vers le marché et qui ont un impact positif aux plans social et environnemental sur ceux qui se trouvent « au bas de la pyramide » économique, a développé le contenu de la formation proposée par GAIA. Également impliqué dans cette édition 2017, le Réseau africain d’incubateurs en agro-industrie (AAIN par sigle anglais) encourage les incubateurs d’agro-entreprises membres à stimuler la croissance du secteur à travers le continent.