Economie

Débat à la 15e FIL : L’agriculture comme exemple de chaîne de valeur

Publié le jeudi 29 novembre 2018, par Leader

Kodjovi Mawuli Couchoro, Edoh Kokou Adabé et Robert Sedjro se sont prêtés ce jeudi à l’exercice de panélistes pour animer une conférence-débat sur le thème « Chaîne de valeur : aspect conceptuel et théorique », en présence du directeur général du Cetef-Lomé et du public parmi lequel des apprenants venus de différents établissements scolaires. C’est une activité comptant pour la 15e foire internationale de Lomé démarrée le 23 novembre pour prendre fin le 10 décembre prochain.
« L’aspect conceptuel et théorique de la chaîne de valeur », « le type de contrat entre les acteurs de la chaîne de valeur » ont été entre autres les sous-thèmes développés ayant fait l’objet de débat au Centre togolais des expositions et foires de Lomé (CETEF-Lomé).
Définie comme l’enchaînement des opérateurs depuis les intrants jusqu’à la consommation finale en passant par la production primaire, la transformation et la commercialisation, la chaîne de valeur permet de créer davantage d’emplois et par ricochet la restructuration positive de l’économie, à en croire le panéliste Kodjovi Mawuli Couchoro.
Toutefois, il reconnait que cela expose les pays africains aux aléas sur le plan international. « Dès qu’il y a un problème de crise à l’international, nous sommes fortement affectés. »
Parlant des répercussions positives sur l’économie nationale, le panéliste estime que « nous n’arrivons pas à aller au-delà de la production des produits bruts du fait que nous n’avons de l’avantage comparatif que dans la production des biens à l’état brut. Il faut aller au-delà dans la transformation. »
Et pour que la chaîne de valeur subsiste, « le contrat est très important dans le développement durable des affaires. Les acteurs de la chaîne qui vont des producteurs d’intrants spécifiques aux consommateurs en passant par les producteurs primaires, les industries ou les transformateurs et les grossistes ou détaillants, doivent être liés par des contrats », a prévenu Edoh Kokou Adabé, l’autre panéliste.
En guise de conseil aux jeunes, le 3e panéliste Robert Sedjro a donné le signal du fait que « le secteur le plus rentable actuellement est le secteur agricole. » Il invite en outre la jeunesse à se tourner davantage vers « la filière de l’anacarde qui passe pour être un secteur porteur. »