Droits de l’homme Nomination à la tête de l’OTR

Des OSC demandent un audit

Publié le lundi 27 février 2017, par Leader

Suite à la nomination samedi d’un nouveau commissaire général de l’Office Togolais des Recettes (OTR) en la personne de Kodzo ADEDZE (photo), nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour apprécier la situation. Parmi ces voix, certaines organisations de la société civile demandent un audit au sein de l’institution avant toute passation de service.

Déclaration des OSC relative à la demande d’un audit au sein l’OTR

Nous avons appris ce samedi, à l’issue du conseil des ministres, le changement à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR).
Quelques années après le règne du Canado-Rwandais Henry Gaperi à la tête de l’institution, on enregistre une nouvelle nomination sans aucune explication aux gouvernés. Cette façon de procéder est d’autant plus surprenante vu d’une part, la propagande autour de cette régie financière par les autorités togolaises et les partenaires, et d’autre part, la quasi divination autour de son Commissaire général, Henry Gaperi.
Très attachés aux principes de transparence et de bonne gouvernance, nous demandons aux autorités togolaises, à la Banque mondiale, au Fonds monétaire international et au Fonds mondial d’exiger des comptes au bénéfice de la population avec un audit sans complaisance au sein de l’OTR avant toute passation de service.
Les vagues de licenciements dans les services des douanes et des impôts, ainsi que les cris de détresse des déclarants en douane lors de la création de l’OTR avec toutes les conséquences sociales sont encore présents à l’esprit.
Nous trouvons donc inacceptable ce changement sans aucun audit pour situer les responsabilités quant à la gestion de cette institution. Notre statut de légalistes ne nous permettant pas de confirmer les allégations de gestion approximative et calamiteuse de cette boîte sans documents avérés, il nous revient d’exiger de la clarté et de la transparence afin que l’opinion soit située par rapport au bilan sous l’ancien Commissaire général.
Il nous souvient que tout récemment, l’ancien premier ministre français, alors en exercice, avait marqué son passage au Togo par la dévastation partielle du trésor public, allégation confirmée par le Parti des Travailleurs. Ces hémorragies financières que d’aucuns jugent isolées sont plutôt monnaies courantes dans l’administration publique.
C’est pour cette raison que nous en appelons à la responsabilité des autres organisations de la société civile à se mobiliser pour barrer la route aux différentes formes d’asphyxie financière entretenues à dessein pour créer une société où les plus forts atrophient sans ménagement les plus faibles.
Fait à Lomé, le 27 février 2017
Ont signé :
- Claude KOUFFE, Président de Action Solidarité Urgence Développement (Action SUD)
- Narcisse AZANLEKO, Vice-président de l’Association des Victimes de Torture au Togo (ASVITTO)
- Dosseh SOHEY, Président du Comité de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de l’Homme (CRAPH)
- Assiba JOHNSON, Président de Regroupement des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement section Togo (REJADD-Togo)
- Yawo KLOUSSE, Président de Solidarité Planétaire branche du Togo (SP BT)