Economie

Doing Business 2020 : Le Togo fait parler de lui par son bond au classement

Publié le samedi 26 octobre 2019, par Leader

L’engagement des autorités nationales au plus haut niveau pour moderniser et rendre plus attractive l’économie du pays se traduit aujourd’hui en une excellente performance en termes de classement du Togo et de son score.
Ainsi, au cours du lancement ce jeudi 24 octobre à Lomé lors de la 17ème édition du rapport annuel sur la facilité de faire les affaires dans les pays, exercice auquel le groupe de la Banque Mondiale soumet de nos jours 190 économies en s’appuyant sur dix (10) indicateurs depuis 2003, le classement Doing Business 2020 indique que le Togo est le premier pays en termes de réformes en Afrique et 3ème au monde.

Suite aux réformes entreprises pour améliorer le climat des affaires, le Togo a progressé jusqu’à la 97ème position du classement globale avec un score de 62,3 points.
Des réformes ont été réalisées dans cinq (5) domaines mesurés par le Doing Business 2018-2019 notamment, la création d’entreprise où le Togo occupe la 15ème place, ceci grâce à l’élimination de l’étape de notarisation et la réduction du temps pour l’enregistrement d’une entreprise (-33,6% du coût par pourcentage par habitant) ; le raccordement à l’électricité, 99ème place ceci à travers la réduction du montant facturé pour les travaux de connection ainsi que le dépôt de garantie, (-859,5% coût par pourcentage de revenu par habitant) ; 56eme position pour le transfert de propriété par la simplification des procédures administratives (-49 jours) et la réduction des coûts ; en ce qui concerne l’obtention des prêts le Togo est 48ème traduit par l’augmentation de la base de données du bureau de crédits et la distribution des données des entreprises de services publics, (+ 8 points sur l’index de l’information sur le crédit) ; 127ème position pour l’obtention d’un permis de construire grâce à la réduction des coûts, la mise en place d’un portail électronique en ligne pour la soumission des démarches, l’augmentation de la transparence par la publication des documents et les tarifs en ligne et la réglementation des inspections durant la phase de construction, (+2 points sur l’indice de contrôle de la qualité de la construction) ; 131ème position pour le commerce transfrontalier ; 140ème pour l’exécution des contrats ; le paiement des taxes et des impôts qui passent de 270 heures à 159 heures pour la 174ème ; 88ème position en terme de règlement de l’insolvabilité et enfin la 120ème position pour la protection des investisseurs minoritaires.

Pour Sandra Ablamba Johson (photo), Ministre -Conseillère du Président de la République, en charge de la Cellule du Climat des affaires, "C’est un sentiment de joie et de satisfaction quand nous réalisons que des institutions aussi respectées à l’international reconnaissent les efforts faits par le Togo. Un sincère merci au Chef de l’Etat qui est le leader de cette cellule et qui fait le suivi personnel des réformes mises en oeuvre. Ce score pour nous est un défi et une nouvelle responsabilité qui s’annonce pour qu’on puisse faire mieux car l’important est que le secteur privé puisse sourire et prospérer pour toujours".

Pour Sani Yaya, Ministre de l’Economie et des Finances, "Ce résultat découle de l’engagement du Chef de l’Etat à travers sa vision, son ambition et sa volonté politique. Le chemin que vient de prendre le Togo est un exemple et fait de lui une école qu’emprunterons d’autres pays."

Le suivi rapproché des actions à entreprendre et la concertation continue avec les acteurs du secteur privé sont aussi des facteurs ayant contribué au succès du pays en vue de faire du pays le numéro 1 dans la zone de l’Union Économique Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

Les responsables du groupe de la Banque Mondiale ont émis le voeu de continuer par accompagner le Togo à concrétiser les grandes ambitions en matière d’amélioration de l’environnement des affaires, fixées par les autorités nationales qui permettront d’attirer encore plus d’investissements privés pour le financement du Plan National de Développement (2018-2022)