Economie

Eco : George Weah table sur le dialogue

Publié le lundi 29 juin 2020, par Leader

Lors d’une réunion de la Zone monétaire ouest-africaine, le président libérien Georges Weah a appelé à la création d’un ”comité spécial” pour régler les différends occasionnés après l’adoption de la monnaie commune (ECO) de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Au cours cette conférence virtuelle des chefs d’Etat de la zone monétaire ouest-africaine (ZMOA) élargie à la Guinée, tenue le 23 juin dernier, le Président du Liberia George Weah a invité ses homologues africains à créer un “comité spécial” qui sera chargé de mener des discussions avec le Président Ivoirien, Alassane Ouattara et Emmanuel Macron.

Le objectif de cette réunion était de discuter des différends apparus suite à la décision des pays de la zone UEMOA d’adopter unilatéralement l’ECO comme monnaie officielle en remplacement du franc CFA, le temps de continuer les discussions sur la question de l’ECO au sein de la CEDEAO.

Pour Georges Weah, " Il faut sérieusement promouvoir un dialogue entre les blocs francophones et anglophones ". Pour ce faire, il a proposé la création d’un “comité spécial” pour des échanges fructueux et francs avec Alassane Ouattara, celui qui a fait la déclaration de l’adoption de cette nouvelle monnaie dans la zone francophone. Le comité, selon lui devrait mener aussi des discussions avec Emmanuel Macron, l’actuel président français.

Le président ghanéen, Nana Akufo-Addo est allé dans le même sens que son homologue en affirmant que “les différends doivent se régler le plus rapidement”. Il a par ailleurs indiqué que la décision de passer du FCFA à l’ECO n’a pas été inclusive.

Muhammadu Buhari, Président du Nigéria, qui a dénoncé l’adoption de cette monnaie dès les premiers jours a invité ses homologues à "se réunir sur cette question".

Depuis l’adoption de la nouvelle monnaie, l’ECO, les pays de francophones et anglophones de la CEDEAO sont à couteaux tirés sur la question. L’on se rappelle aussi que certains pays avaient indiqué que l’adoption de la nouvelle monnaie avait été faite de façon précipitée.