Education Togo/Enseignement/Nouvelle grève de 72 heures

Gilbert Bawara écarte la susceptibilité de l’année blanche

Publié le lundi 6 mars 2017, par Leader

Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative, Gilbert Bawara, est monté au créneau ce lundi où commence la grève de 72 heures lancée par les syndicats des enseignants dont la CSET. Cette énième grève fait suite à la non satisfaction des enseignants par rapport à leur plateforme revendicative. De grève en grève malgré le groupe de travail mis en place par le gouvernement pour plancher sur la situation des enseignants, l’on se demande si l’année pourra être sauvée.
« Nous allons nous organiser pour que les effets liés à la grève ne s’aggravent afin d’éviter l’année blanche », rassure Gilbert Bawara.
Parlant des priorités et de leur hiérarchisation, le ministre précise que « le statut particulier des enseignants ne se limite pas aux revendications pécuniaires, il faut une série de mesures. Il faut englober l’ensemble des défis dont la formation des enseignants, leurs conditions, les infrastructures éducatives, le matériel didactique. Il faut également l’eau, l’électricité, la santé qui sont aussi des domaines importants. »
En ce qui concerne les efforts consentis par le gouvernement, le ministre parle des 13 milles enseignants auxiliaires qui ont été intégrés à la fonction publique ainsi que la fin des affectations dites punitives, etc.
Il a en outre donné la conduite à tenir afin d’éviter non seulement des erreurs sur les précomptes, mais également des dérives liées à l’éthique de la profession d’enseignant. « Il faut éviter le fait d’être présents sur le lieu de travail et refuser de faire cours aux élèves. Même les directeurs ne doivent pas forcer les enseignants grévistes à faire cours. De même, le gréviste n’a pas le droit d’obliger l’enseignant non gréviste à cesser les activités. Je demande aux enseignants d’éviter de poser des actes qui sont de nature à obliger les autorités locales à intervenir. Ceux qui estiment que les cours sont considérés comme faits n’ont pas leur place dans l’enseignement. Ces genres d’attitude sont contraires à l’éthique de la profession d’enseignant », a-t-il lancé.