Agriculture

La CGLTE-Togo plaide pour le bien-être du paysan togolais

Publié le mercredi 10 octobre 2018, par Leader

Au regard des manquements et anomalies constatés dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques agricoles au Togo, le paysan se sent de plus en plus marginalisé et laissé pour compte. La Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau (CGLTE) au Togo, toujours au chevet du paysan, a organisé ce mardi 9 octobre une rencontre avec les acteurs de la société civile sanctionnée par une conférence de presse.
Tout récemment, la CGLTE-Togo a commandité une étude des politiques agricoles au Togo en vue de relever les forces et faiblesses du monde paysan et proposer des solutions pour l’amélioration des conditions de vie des populations rurales. Il est présenté à la presse, les conclusions de cette étude qui a pris en compte presque tous les aspects liés à la gouvernance agricole, foncière et autres.
Il est donné de constater un « investissement important de l’Etat dans le secteur agricole alors que les conditions de vie des producteurs ne semblent pas s’améliorer et que le monde agricole subit plutôt qu’il ne maîtrise les politiques qui le concernent et ne prend très souvent pas part à leur élaboration sachant que les producteurs se sentent délaissés et mal représentés par les organisations paysannes et les organisations de la société civile », lit-on dans la déclaration.
En outre, la plupart des paysans sont frappés d’une pauvreté aberrante nonobstant leurs productions déversées pour nourrir toute la population. Cela s’explique en partie par le fait que la politique agricole togolaise ne permet pas dans la réalité l’atteinte des objectifs de la souveraineté alimentaire. De même, « les produits importés à qualité douteuse inondent le marché et concurrencent déloyalement les producteurs locaux », précise-t-elle.
Fort ce qui précède, CGLTE-Togo recommande :
1. Une meilleure implication des producteurs dans l’élaboration des projets qui
doivent émerger de la base ;
2. L’amélioration du suivi des projets sur le long terme et l’accompagnement
durable des producteurs ;
3. L’adoption d’une vision à long terme de la politique agricole, mettant les
objectifs de souveraineté alimentaire et de respect de l’environnement au
centre de tous les projets ;
4. La sensibilisation et l’éducation sur l’importance de la consommation des
produits locaux ;
5. L’accompagnement des producteurs vers l’adoption des techniques
agroécologiques et le développement de la filière des fumures organiques et
engrais verts ;
6. D’en finir avec les ventes au bol qui se font au détriment des producteurs afin de
passer à la vente au kilogramme, à la distribution des balances et former les
producteurs à leur utilisation sans falsification ;
7. La Sécurisation de l’accès à la terre pour les producteurs avec un accent
particulier pour les femmes et ls jeunes ;
8. La lutte contre l’accaparement des terres ;
9. La création d’une structure autonome compétente spécialisée dans le règlement
des litiges fonciers ;
10.La lutte contre la corruption dans le règlement des litiges fonciers et des
conflits liés à la transhumance ;
11.La promotion des semences paysannes ;
12.L’appui aux mutuelles de santé dans l’accompagnement des producteurs : la
protection sociale doit être accessible à tous ;
13.La création d’une banque agricole adaptée aux réalités agricoles ;
14.L’Orientation de tous les projets vers la maitrise de l’eau, enjeu clé du
développement durable de l’agriculture au Togo.
En rappel, dans la journée de ce mardi 9 octobre, les acteurs de la société civile et des organisations paysannes ont eu à plancher sur la caravane ouest africaine qui aura lieu en novembre, et le compte rendu des activités de la CGLTE-Togo