Justice Procès Ecobank contre son ex-président Kolapo Lawson

La fin d’une brouille grâce à un accord

Publié le lundi 22 août 2016, par Leader

Ecobank Transnational Incorporated et l’ancien président de son conseil d’administration, le Nigérian Kolapo Lawson (photo), démissionnaire en 2013 durant la crise de gouvernance traversée par le groupe panafricain, ont trouvé un accord financier mettant un terme aux procédures judiciaires qui les opposaient.
Le groupe panafricain Ecobank a-t-il enfin tourné la dernière page de la saga médiatico-financière qui l’a secoué en 2013 ? C’est en tout cas ce qui transparaît d’un courrier électronique de Kolapo Lawson parvenu à Jeune Afrique.
Dans ce courriel, en date du 17 août, le patron Nigérian, président du conseil d’administration d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI) entre septembre 2009 et octobre 2013 et fils de l’un des fondateurs du groupe panafricain, indique avoir trouvé un accord financier avec ETI mettant fin aux procédures judiciaires qu’il avait engagées contre ce dernier – et clôturant une bataille médiatique, juridique et financière déclenchée il y a trois ans. Le montant de cet accord financier n’a pas été dévoilé.

Accusations et poursuites
Kolapo Lawson et l’Ivoirien Thierry Tanoh , alors directeur général d’ETI, avaient fait l’objet à l’époque de plusieurs accusations (tentative de manipulation de comptes et de cession d’actifs à bas prix, entre autres) de la part de Laurence do Rego, alors directrice financière et du risque du groupe panafricain, dans une lettre adressée à la Securities and Exchange Commission nigériane.
La controverse qui a suivi a conduit à la démission de Kolapo Lawson en octobre 2013 et au licenciement de Thierry Tanoh, en mars 2014.
Après un long bras de fer juridique engagé par le dirigeant ivoirien, ce dernier a trouvé un accord de règlement amiable avec ETI, en février 2016, comportant une compensation de 12 millions de dollars pour Thierry Tanoh.