Politique

La liberté d’expression est-elle bafouée en Algérie ?

Publié le mardi 15 septembre 2020, par Leader

En Algérie, on ne peut plus parler en allant à l’encontre du pouvoir. Les sujets qui concernent le pouvoir algérien et l’armée sont devenus tabous. Ce lundi 14 septembre, Karim Tabbou, l’une des figures du Hirak, le mouvement anti-régime est jugé en appel pour "atteinte au moral de l’armée". Il y a quelques jours, c’est le journaliste khaled Drareni qui était poursuivi pour avoir couvert les manifestations populaires. Il fera face à la justice ce mardi et risque jusqu’à quatre ans de prison ferme.

Le nouveau pouvoir veut museler toutes les voix discordantes à commencer par celles de la presse. Toute critique du régime algérien émise peut se retourner contre son auteur. Donc, pour raconter la dictature algérienne, il faut donc s’éloigner du pays, s’exiler.

Certains journaux sont sous surveillance, d’autres sont asphyxiés financièrement. Bref, la liberté de la presse n’existe pas en Algérie. Même la liberté d’expression du peuple dans son ensemble est malmenée. Toute personne est susceptible de devoir rendre des comptes au pouvoir.