Société

La loi sur la dépénalisation de l’homosexualité divise au Gabon

Publié le mardi 30 juin 2020, par Leader

Après les députés il y a quelques jours, c’est au tour des sénateurs de se prononcer lundi 29 juin dernier sur l’adoption de la loi dépénalisant l’homosexualité.

59 sénateurs ont voté pour la suppression de cet amendement pénalisant l’homosexualité. 17 sénateurs ont voté contre et quatre se sont abstenus.

Depuis le vote du retrait de l’alinéa 5 de l’article 402 du Code pénal, en vigueur depuis juillet 2019, condamnant les pratiques homosexuelles, des voix politiques, religieuses et de la société civile s’élèvent pour condamner cette nouveauté.

Le vote d’une loi dépénalisant l’homosexualité est perçu comme une victoire pour les initiateurs du texte. Cependant, le résultat du vote au parlement a montré que la question divise le pays. Quarante-huit députés ont en effet voté en faveur du texte, vingt-quatre ont voté contre et vingt-cinq autres se sont abstenus.

Au Gabon, les homosexuels vivent leurs relations dans la clandestinité. Aucune association n’est enregistrée officiellement pour défendre les membres de cette communauté.

Les voix défavorables à l’homosexualité se font bien plus fortes dans l’opinion gabonaise dont la majorité rejette une "atteinte aux mœurs".

Des marches programmées pour contester le vote de cette loi ont été interdites par le ministère de l’intérieur.