Economie

Le CNFE dresse son bilan à mi-parcours

Publié le vendredi 1er novembre 2019, par Leader

Face aux médias ce jeudi 31 octobre à Lomé, les responsables du Comité National de la Facilitation des Échanges (CNFE), avec à sa tête Batchassi Katchali, Directeur du Commerce extérieur, ont dressé le bilan des activités réalisées à mi-parcours, ceci en rapport avec les missions assignées audit Comité. Par ailleurs, ils ont aussi présenté la feuille de route élaborée pour les trois (3) années à venir en rapport de convenance parfaite avec le Plan National de Développement (PND 2018-2022).

Ainsi on peut noter au rang des activités dudit comité, la catégorisation des mesures de l’accord sur la facilitation des échanges en catégorie A, B et C dont seize (16) mesures en A, douze (12) en B et huit (8) en C.
Les mesures de catégorie A sont des mesures de l’accord que le Togo estime être capable de mettre en oeuvre dès l’entrée en vigueur de l’accord.
Celles regroupées en catégorie B sont des mesures que le Togo estime être dans l’incapacité de mettre en oeuvre et demande du temps pour sa réalisation et, les mesures de catégorie C sont celles pour lesquelles non seulement il a besoin du temps mais également de l’assistance technique donc de l’aide en vue de sa mise en oeuvre.

On note également une série d’ateliers organisée pour identifier les goulots d’étranglement liés à la mise en oeuvre des mesures de catégorie B.
Cette rencontre a permis de passer en revue et de recenser ce qui entrave sa mise en oeuvre et, les actions à mener ont été établies en vue d’un élan positif.
L’atelier sur les mesures de catégorie C a permis d’identifier les types d’assistances techniques pour sa mise en oeuvre.
Après ces ateliers, le Comité est allé à la rencontre des acteurs et structures concernés au niveau des différentes frontières (Port Autonome de Lomé, Kodjoviakope, Sanvee -Condji et Cinkassé) dans le but de leur permettre de comprendre l’accord et qu’ils aient le même degré de compréhension afin qu’ils puissent dans leurs activités parler le même langage.

Pour Batchassi Katchali, Directeur du commerce extérieur, "comme exemple de mesure, on a la disponibilité des données sur internet car on demande à chaque État de rendre disponible les données sur internet. Donc, il faut créer une plate-forme pour cela. Aussi peut-on citer le paiement par voix électronique pour faciliter les échanges, ceci pour éviter de trimballer la liquidité".

Néanmoins, des défis restent à réaliser tels que le financement, le respect des délais car les mesures de catégorie B et C ont été notifiées avec des dates auxquelles le Togo estime capable de mettre en oeuvre ces mesures, l’effectivité de l’assistance technique pour la mise en oeuvre des catégories... etc.

Pour rappel, l’accord sur la facilitation des échanges est conclu en 2013 à Paris et entré en vigueur le 22 février 2017. L’entrée en vigueur doit être suivie de sa mise en oeuvre ; donc les États membres de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) étaient obligés de s’y conformer.
Au Togo, sa mise en oeuvre s’est matérialisée par le dépôt de l’instrument de ratification le 1er octobre 2015 suivi d’un décret du Président de la République pour la création du Comité National de la Facilitation des Échanges (CNFE).