Société

Le GREFC-MD pour l’autonomisation des femmes du monde

Publié le jeudi 28 février 2019, par Yiago Nazzarrio

Créer un cadre d’échanges entre les femmes entrepreneures du Cameroun et du monde afin de renforcer leur développement personnel, en vue de leur autonomisation, c’est le but visé par les responsables de la Grande Rencontre d’Echanges des Femmes Camerounaises et du Monde ( GREFC-MD) qui, après la France et le Bénin, ont opté pour le Togo pour la 3ème édition de leur événement.

Il est question d’améliorer le taux de financement des activités des femmes ; promouvoir le leadership féminin ; renforcer les connaissances des femmes entrepreneures en montage et gestion des projets ; mettre en œuvre des activités de suivi- évaluation pour l’implémentation des recommandations prises dans le cadre de la GREFC-MD ; partager les acquis de la promotion de l’entrepreneuriat féminin ; etc.
Prennent part à la rencontre, des femmes venues de 8 pays d’Afrique et du Haïti.
Plusieurs sessions sur diverses thématiques ont meublé la rencontre : ” Enjeux de l’autonomisation économique de la femme” ; ” Leadership et participation des femmes aux instances de prise de décisions ; ” Autonomisation spirituelle de la femme” ; ” Femmes actrices de paix” ; ” Solidarité féminine qui dépasse les frontières” ; ” Éducation et autonomisation de la femme”.
« La femme est productrice de bien, elle est productrice du bien-être et des biens.En fonction de tout son potentiel », a déclaré , à l’ouverture de la rencontre, la Reine Clarisse Douala Bell, présidente de la GREFC-MD . « La femme est une citoyenne à part entière, consciente de ses devoirs et de ses droits, où qu’elle se trouve », a-t-elle ajouté. Par ailleurs, a souligné la Reine Clarisse Douala Bell, « A l’issue des différentes rencontres que nous organisons à travers le monde, nous souhaitons que chaque participante soit une fervente combattante pour le plaidoyer de l’approche genre et pour une réelle autonomisation de la femme ».

Pour Tchabinandi Kolani Yentcharé, ministre de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation, estimées à plus de 50% de la population dans plusieurs pays d’Afrique, les femmes jouent un rôle prépondérant dans le bien- être des familles et des sociétés. « De plus , elles sont d’importantes actrices du développement, particulièrement dans le secteur informel… Aujourd’hui, nous en sommes tous convaincus, nous ne pourrons pas parvenir à un développement intégral et inclusif de nos pays sans une participation effective et efficace de la gent féminine », a-t-elle indiqué.

Les autorités togolaises depuis un moment s’inscrivent dans cette dynamique à travers leur politique d’autonomisation de la femme par la notion de l’équité genre ou de la parité. C’est donc à juste titre que la ministre de l’action sociale Mme Tchabinandi Kolani- Yantcharé a ouvert les travaux de cette rencontre. Pour elle, ce thème est plus que d’actualité d’autant plus qu’au-delà des progrès réalisés dans les domaines, beaucoup de défis restent toujours à relever en vue d’une effective autonomisation de la femme africaine.