Société

Le village de Hlankopé dans le canton de Djagblé a désormais un état civil

Publié le mardi 20 mars 2018, par Yiago Nazzarrio

Situé dans la préfecture de Zio, le village de Hlankopé, dans le canton de Djagblé, dispose maintenant un état civil. C’est une œuvre d’un natif du milieu. La cérémonie officielle de son inauguration a eu lieu le 9 mars dernier en présence des autorités coutumières de la localité et de nombreuses d’autres personnes.

Hlankopé a son état civil

Désormais les habitants du village de Hlankopé ne vont plus parcourir des kilomètres de pour se faire établir l’acte de naissance à leurs enfants. Ils ont maintenant la possibilité de le faire sur place. Car un bureau d’état civil vient d’ouvrir ses portes dans leur localité. C’est une initiative de Komi Aziangbédé, un fil du milieu. Ce dernier jeune, dynamique, affable est actuellement le secrétaire général de la Fédération des associations de la diaspora togolaise au Burkina Faso.

Le 9 mars dernier, c’était une population, (le village compte officiellement plus de 6505 âmes), très contente qui a répondu présente à la cérémonie d’ouverture du bureau servant dorénavant d’état civil de Hlankopé dans le canton de Djagblé. Il est dirigé par Monsieur Attisovi Ahiangbédé.

Les préoccupations de ce digne fils

C’est en homme satisfait que Komi Aziangbédé ait assisté à l’ouverture officielle de l’état civil sur la terre de ses ancêtres. Bien qu’il passe la plus grande partie de son temps au pays des hommes intègres, pour ses activités professionnelles, il n’oublie pas d’où il vient. A chaque fois que l’occasion se présente, il s’y rend, s’assoit avec les responsables de la localité pour réfléchir sur comment développement leur milieu commun. C’est dans cette optique qu’il lui a été demandé de s’employer pour le doter d’un état civil. Tout compte fait, avoir une identité est la chose la plus essentielle dans la vie. C’est d’ailleurs le plus essentiel des droits humains dans nos sociétés. « L’acte de naissance constitue un élément fondamental pour tout être humain et permet à l’Etat de retracer l’existence de l’homme et de mieux planifier les politiques publiques de développement », rappelle-t-il décontracté.

Des gens n’ont pas ce précieux sésame à cause parfois de l’absence de structure étatique pouvant le leur délivrer. C’est le cas des habitants de Hlankopé et ses environs qui éprouvent d’énormes difficultés pour l’avoir. « Cette situation qui perdure depuis des années m’a poussé, et avec la collaboration de certaines bonnes volontés, à initier ce projet qui permet actuellement aux parents d’avoir une structure pouvant les aider à avoir le plus rapidement possible ces documents administratifs », précise Komi Aziangbédé.

L’agent chargé de l’état civil, afin qu’il accomplisse convenablement ses tâches, a été envoyé suivre une formation à la préfecture de Zio. Il s’est agi pour lui d’être formé sur le processus de délivrance des pièces administratives. Egalement natif du milieu, il connait bien les réalités du vécu quotidien de ses frères et sœurs. Ce qui dans une certaine mesure facilite son travail.

Le Secrétaire général de la Fédération des associations de la diaspora togolaise au Burkina Faso tient « à remercier le préfet de Zio, le président du Conseil de la préfecture et tous ses collaborateurs pour l’accueil et leur disponibilité, d’avoir assuré la formation de l’agent de l’état civil qui n’est autre que Attissovi Ahiangbédé ». Il n’a pas oublié les jeunes de son village, le chef traditionnel et les membres de son conseil des notables pour lui avoir fait confiance. Et de préciser que rien n’aurait été fait sans leurs soutiens multiformes.

Selon lui, cette action s’inscrit dans la droite ligne de l’amélioration des conditions sociales des populations surtout celles de l’intérieur du pays telle que voulu par le président de la République, Faure Gnassingbé. Il saisit l’opportunité pour lancer un appel à la jeunesse du village afin qu’elle cultive l’esprit de paix et de vivre-ensemble ». Avant d’inviter la diaspora togolaise, partout dans le monde, de toujours se souvenir des besoins de ceux qui sont restés au pays, de se préoccuper du développement de leur localité d’origine.