Education Examens CFA

Les artisans à l’école des techniques de correction et de surveillance

Publié le mardi 23 août 2016, par Leader

Afin de donner aux maîtres artisans une formation approfondie et adaptée aux différentes techniques de surveillance et de correction des examens CFA, le groupe « Autre Manière » organise pour 2 jours, une rencontre de renforcement des capacités desdits maîtres.
Des dizaines de personnes membres du corps de métiers de couture de Lomé (Comecol) et d’autres syndicats et organisations intervenant dans le domaine de la couture prennent part à cette formation qui a débuté ce mardi au siège de la Chambre régionale de métiers Lomé-Commune situé à Bè-Château dans l’enceinte de GIPATO.
Le constat est parti du fait que depuis un certain temps, les maîtres artisans ont des difficultés en matière de techniques de surveillance et de correction lors du déroulement des examens CFA.
Selon Komi Souni, responsable du groupe « Autre Manière », un collectif des maîtres artisans en couture ayant participé plusieurs fois à la correction et la surveillance des examens CFA, « l’objectif de cette rencontre est atteint vu l’engouement des participants. Ils sont très intéressés par une telle formation qui est appelée à être rééditée chaque fois que le besoin se fait sentir. »
L’autre aspect qui a donné beaucoup plus de visibilité à l’événement est la communication de Dosseh SOHEY, président du Comité de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de l’Homme (CRAPH). Celui-ci est sollicité pour donner une communication sur « l’importance des artisans dans la communauté et les moyens pour se faire valoir ».
Selon le communicateur, « aussi longtemps que les artisans vont rester inertes en se confiant aux autres pour venir régler leurs problèmes à eux, ils demeureront au fond du vase ». D’après son explication, il est temps que les artisans, tout comme les paysans, les femmes de marché, bref toutes les couches sociales les plus représentatives se constituent en groupes beaucoup plus organisés pour dégager leurs propres candidats aux prochaines élections (législatives et locales). Car, il est un secret de polichinelle qu’aucun politique, aucune personnalité ne peut prendre les problèmes des autres à bras le corps si ce ne sont les intéressés eux-mêmes.
De ce point de vue, « les artisans, par exemple, maîtrisant eux-mêmes leurs problèmes, sont à même de défendre leurs doléances au parlement que de confier leur destin aux politiques qui ont pour charge de privilégier l’agenda politique des partis qu’ils y représentent », a expliqué Dosseh SOHEY.
A en croire le communicateur, il serait de bon aloi que les couches sociales les plus importantes du pays optent pour ce que le CRAPH désigne par l’« électorat sectoriel » en dégageant leurs propres candidats pour les législatives et les locales prochaines.