Education Togo/Grève des enseignants les 1er et 2 mars prochains

Les explications du gouvernement ne convainquent pas

Publié le lundi 27 février 2017, par Leader

Suite à l’annonce de la nouvelle grève prévue pour les 1er et 2 mars prochains par la Coordination des syndicats de l’éducation du Togo (CSET) parce que ne se reconnaissant pas dans le Groupe de travail mis en place par le gouvernement, des explications fusent du côté du pouvoir.
« Ces problèmes touchent à la condition de l’enseignant, au manque d’infrastructures, à la formation, aux équipements et matériels scolaires et didactiques, à l’enseignement confessionnel. L’objectif de la réflexion est de trouver des solutions globales et des solutions viables, supportables et durables », a expliqué Gilbert Bawara de la Fonction publique.
Par après, celui-ci passe aux menaces à peine voilées. « La grève est individuelle. On ne peut pas accepter que les enseignants qui acceptent aller donner les cours soient intimidés… Des instructions sont données… un enseignant qui est en grève n’a pas le droit de se rendre dans l’établissement scolaire. Il ne doit pas se retrouver devant les élèves pour dire qu’il ne va pas faire cours. Le droit de grève est reconnu mais la conséquence est qu’il y aura des précomptes sur le salaire », prévient-il.
Ce faisant, il craint le fait que certains élèves soient incités à perturber la quiétude des citoyens comme c’est le cas des manifestations qui ont eu lieu ce jour à Dapaong (600km au nord du pays), simultanément avec celles de Djagbé à quelques kilomètres au nord de Lomé sur la voie de Vogan.

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