Economie

Les SFD en quête de nouvelle approche dans la gestion du portefeuille de crédit

Publié le vendredi 8 novembre 2019, par Leader

Les Institutions de Micro-Finances (IMF) vivent de l’octroi de crédits qui génèrent des intérêts. Or, depuis environ cinq (5) ans , le secteur de la microfinance au Togo connaît une contre performance traduite par la flambée du portefeuille à risque qui n’est pas de nature à rendre viable les IMF.

Ainsi dans le but de trouver une solution à la problématique de la dégradation du portefeuille de crédit dans les Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) et relever les défis liés à la qualité du portefeuille de crédit au sein du secteur, le Secrétariat d’Etat Chargé de l’Inclusion Financières ne cesse de multiplier des actions, en témoigne encore l’organisation ce jeudi 07 novembre 2019 d’un atelier sur "les causes des impayés dans les SFD du Togo".
Cette rencontre a permis aux participants de réfléchir et de trouver les approches de solutions à ce problème et de commencer les réformes pour préparer les institutions à faire face à ces challenges.

Le portefeuille à risque est la part du poids des créances en souffrances, dont le remboursement n’a pas été fait, le poids de la créance en souffrance dans l’en-cours total des crédits. Si cette part à risque est importante, le portefeuille se dégrade et les créances sont en souffrances ; ce qui veut dire que leur remboursement a du plomb dans l’aile. Ce qui fait perdre de l’argent à l’institution.

Selon une étude, les causes des impayés sont multiples. Entre autres causes, le manque de volonté, la baisse du régime d’activité, la mauvaise gérance du crédit... etc. Alors, il faut donc travailler pour que les institutions puissent continuer à servir la population, mobiliser la population pour que quand elle aussi s’engage à un crédit donné, qu’elle puisse honorer ses engagements. Bref, chercher l’équilibre en matière de gestion de crédits.

Pour Tobias Gati, Directeur de la promotion de la finance inclusive, "Il faudrait des solutions qui se situent au niveau macro. L’Etat doit revoir l’environnement économique pour que les affaires marchent ; au niveau micro, il faudrait qu’on puisse voir comment les IMF doivent mieux évoluer et, au niveau des IMF, il faut gérer au mieux le crédit".

Au terme de la rencontre, les réflexions des premiers dirigeants des SFD sur les points soulevés par l’étude ont permis de définir pour des solutions qualifiées d’actions prioritaires.

Néanmoins, la meilleure solution reviendrait aux emprunteurs par leur bonne foi car qui dit crédit dit remboursement.

Pour rappel, le portefeuille à risque est un indicateur qui permet de mesurer la partie du portefeuille contaminée par les impayés et présentant un risque de ne pas être remboursé.

KPOWOADAN Yao