Société

Mahamadou Bonkoungou, PDG d’Ebomaf, un homme d’affaires tout court…

Publié le mardi 24 octobre 2017, par Yiago Nazzarrio

Hommes d’affaires prospère, généreux, humanitaire, Mahamadou Bonkoungou, le PDG du Groupe Ebomaf, selon son entourage, n’est pas mêlé dans l’affaire de l’interdiction des marches des Togolais du Burkina Faso. Il est tellement préoccupé par la gestion quotidienne de sa boîte qu’il n’a pas le temps à autre chose, justifient ses admirateurs.

Une fausse accusation

Son nom a été au centre d’une polémique
En effet, selon les informations qui ont circulé, celui qui est également consul honoraire du Togo au Burkina Faso aurait joué un rôle dans l’interdiction des manifestations des Togolais résident au pays des hommes intègres en septembre dernier. Une allégation rapidement démentie par l’équipe de communication d’Ebomaf.

En réalité, souligne l’entourage de l’homme d’affaires, ce sont plutôt les autorités communales de son pays qui ont décidé d’interdire les manifestations pour prévenir, disent-elles, des éventuels troubles.

Le Secrétaire général de la Fédération des associations de la diaspora togolaise au Burkina Faso, Komi Aziangbédé, regrette que le nom du Mahamadou Bonkoungou soit mêlé à une affaire purement décidée par les autorités burkinabè et qui n’engagent qu’elles. Il a vite franchi le pas pour conclure que cette affaire ne vise qu’à ternir l’image d’un « homme honnête, sincère », selon lui. Et d’ajouter qu’il espère que ce dossier est définitivement clos.

Consul honoraire

Nommé consul honoraire du Togo au Burkina Faso en mai 2016, le PDG du groupe Ebomaf n’est toujours pas installé officiellement dans ses fonctions. Pourquoi un tel retard ou oubli ?

Toujours est-il que Komi Aziangbédé et ses compatriotes souhaitent vivement qu’il soit officiellement installé. Car la Fédération des associations des Togolais vivant au Burkina Faso a besoin d’un interlocuteur crédible et officiel dans son travail.
Toutefois, rappelle-t-il, bien qu’il ne soit pas encore installé, le Burkinabè fait de son mieux pour aider les Togolais à régler une partie de leurs difficultés. C’est ainsi, dit-il, il facile les démarches administratives des nouveaux arrivants dans leur pays d’accueil, intervient dans les œuvres humanitaires, promet l’éducation, entre autres, au profité des Togolais.

Ebomaf : un Groupe, une histoire

C’était le 6 septembre 1989 que l’Entreprise Bonkoungou Mahamadou & Fils (EBOMAF) a vu le jour. De cette date à aujourd’hui, ce groupe a fait du chemin et s’est imposé comme l’une des entreprises de génie civil gérée avec rigueur et efficacité.

« EBOMAF est devenue un carrefour de compétences où se côtoient des techniciens et des ingénieurs africains, européens, asiatiques et américains rompus à toute tâche de génie civil. Leur travail est soutenu par une logistique unique dans la sous-région : des équipements et des installations abondants et à la pointe de la technologie. Des lauriers viennent unanimement distinguer, aux plans national et international, l’une des entreprises les plus performantes et les plus compétitives de l’Afrique de l’Ouest. Les mérites de personnalité économique et financière de premier plan de Mahamadou Bonkoungou sont régulièrement reconnus aux quatre coins de la planète », lit-on sur le site officiel du groupe.

C’est en toute logique que son fondateur est fait Commandant de l’ordre national du Burkina Faso en 2015. La même année, il a reçoit les distinctions Palme d’or de l’entreprise la plus dynamique du secteur du BTP au Burkina Faso et dans la zone UEMOA…

Malgré sa réussite personnelle, et le succès de son groupe qui opère en dehors du Burkina Faso au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Conakry, au Togo, l’homme d’affaires ne manque pas d’idées pour le futur. Et c’est sa marque de fabrique.