Médias

Mieux maîtriser les reportages sur les droits humains

Publié le vendredi 16 décembre 2016, par Leader

Afin d’amener les journalistes à mieux écrire sur les sujets liés aux droits humains en général et au reportage des violences des droits de l’Homme en particulier, l’Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IM2DH) a organisé ce 15 décembre à Lomé avec l’appui financier de Amnesty International Togo, un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias. Le but de cet atelier est principalement de parvenir à faire de bons reportages sur les événements liés aux droits humains.
« Nous souhaitons qu’au lendemain de cette rencontre, la couverture des sujets relatifs aux violations des droits humains ne se limitera plus uniquement aux sujets sensationnels et parfois superficiels mais à des reportages de belle facture qui reflètent réellement l’état des lieux des droits humains sur le plan socio-économique et politique », a lancé Ida Badjo, secrétaire générale de l’Institut des Médias pour la Démocratie et les Droits de l’Homme (IM2DH).
« Plus que des outils de promotion, les médias en sont mêmes devenus, en prenant en compte les indicateurs internationaux, la jauge et le marqueur essentiel dans l’évaluation de la mise en œuvre des droits de l’Homme…Pour cela, la formation déjà à l’identification de toutes les prémices de violation de droit de l’Homme, fait de vous des précurseurs de l’Etat et des avant-gardistes dans la construction d’une nation forte et prospère », signale Frank Missité, représentant le ministre de la Communication.
Mais il signale en même temps que « le journaliste ne doit pas pour autant, et il est important de le souligner, se confondre dans cette noble tâche d’un inspecteur de police, encore moins à celui d’un juge. Ce n’est pas votre rôle. L’on attend de vous un travail d’expertise pour sonner au besoin l’alerte et laisser chaque corps de métier faire son travail. »
L’appel du représentant de la Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme est également révélateur d’un manquement dans le reportage sur les droits humains : « lorsque les journalistes couvrent des sujets relatifs aux droits de l’Homme, ils les traitent à travers une histoire criminelle ou politique plutôt que par des questions relatives aux droits de l’Homme. Ils ignorent parfois l’existence des normes internationales afférentes aux droits de l’Homme en matière de violence familiale, de traitement des migrants, d’abus des enfants, d’éducation, de santé, de libertés culturelles et nombre d’autres points. Cet élément affaiblit le rôle de « chien de garde » des médias sur ces questions. » D’où l’importance de cet atelier.