Agriculture

Nyita a célébré la journée mondiale de l’alimentation

Publié le mardi 31 octobre 2017, par Leader

L’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation (FAO) qui célèbre chaque 16 octobre à travers le monde la journée mondiale de l’Alimentation a placé celle de cette année sous le thème « Changeons l’avenir des migrations. Investissons dans la sécurité alimentaire et le développement rural ». Nyita (canton d’Akoumapé) dans la préfecture de Vo a eu le mérite d’abriter cette manifestation qui a eu lieu ce 31 octobre 2017 en présence des chefs traditionnels, des responsables des organisations de la société civile et des invités venus de partout.
L’Association des sinistrés de phosphates du Togo (Asipto), appuyée par le Réseau africain pour le droit et l’alimentation branche du Togo (RAPDA-Togo), a permis aux uns et aux autres, au travers des interventions, de faire le lien entre la migration, la sécurité alimentaire et le développement rural.
Des interventions des différentes personnalités présentes à ce rendez-vous sont axées sur une bonne alimentation, c’est-à-dire sans additifs chimiques. Elles ont également regretté le fait que le droit des paysans soit bafouillé pour avoir été dépouillés des terres agricoles au profit de l’extraction de phosphate qui ne leur profite même pas. Ces désagréments sont autant plus pernicieux qu’il urge engager des actions concertées en vue de sortir la localité de cette situation sans précédent.
Commis pour développer le thème de cette année, Dosseh SOHEY, président du Comité de Réflexion et d’Action pour la Promotion des Droits de l’Homme (Craph) a parlé de la localité de Nyita qui connait actuellement une longue période de décadence socioprofessionnelle à cause de l’extraction de phosphate sur son territoire. Le champ, principale activité de la population, a été confisqué au profit d’extraction du minerai. Conséquences : la paupérisation la plus acerbe s’y installe, la jeunesse a le choix entre l’alcoolisme, le travail de taxi-moto et l’exode rural… A cela, s’ajoutent la raréfaction de l’eau, l’inexistence de centre sanitaire, etc.
La solution, selon Dosseh SOHEY, « consiste à confier dorénavant la gestion de la localité à ses ressortissants après que ceux-ci sont élus aux différentes instances décisionnelles du pays (parlement, municipalité) ; ceci permettrait audits élus de défendre convenablement la cause de leur localité pour avoir été au cœur des problèmes qui la minent depuis belle lurette ».
Pour sa part, Togbui Mathieu ANANI (au micro), chef traditionnel de Nyita et président de l’Asipto, dans son mot de bienvenue et de clôture, a exhorté toutes les bonnes volontés à œuvrer aux côtés des dignes fils et filles du village afin de parvenir à renverser la vapeur pour le plus grand bien de cette population.