Droits de l’homme

Problématique des déplacements forcés en Afrique : Ashira ASSIH a représenté la CNDH-Togo en Ethiopie

Publié le vendredi 27 septembre 2019, par Leader

« Contribution des Institutions Nationales des Droits de l’Homme à des Solutions Durables pour les Déplacements Forcés en Afrique » a été le thème retenu pour le 3e forum politique 2019 sur l’état des institutions nationales des droits de l’homme (INDH) tenu les 05 au 06 septembre 2019 au Centre de conférences de l’Union africaine à Addis-Abeba en Ethiopie.
Initié conjointement par la Commission de l’Union africaine (CUA) et le Réseau des institutions nationales africaines des droits de l’homme (RINADH), ce forum cherche à fournir un espace structuré pour cultiver des collaborations stratégiques, des perspectives vitales et des objectifs ambitieux concernant l’avenir des institutions nationales africaines des droits de l’homme. Le Comité des représentants permanents des États membres auprès de l’Union africaine (COREP), les INDH africaines, les organisations de la société civile, les milieux universitaires, les médias et d’autres parties prenantes régionales et nationales, ainsi que des partenaires de développement ont pris part à cette rencontre qui se tient chaque année au siège de l’Union africaine à Addis-Abeba en Éthiopie.
En effet, l’Afrique accueille plus d’un tiers des personnes déplacées de force dans le monde. Cela comprend 6,3 millions de réfugiés et 14,5 millions de personnes déplacées à l’intérieur de leur propre pays. Le continent abrite également 509.900 demandeurs d’asile et 712.000 apatrides. Souvent, ces personnes forcées à se déplacer sont exposées aux abus, à l’exploitation et aux violations dans le contexte de flux migratoires instables. Les conflits, les catastrophes naturelles, les effets du changement climatique et d’autres facteurs ont laissé un grand nombre de civils dans le besoin d’aide humanitaire. Ces personnes déplacées se retrouvent souvent dans des situations prolongées où les solutions sont devenues illusoires. Lors de sa 31ème session ordinaire tenue à Nouakchott, en Mauritanie, les 1er et 2 juillet 2018, l’Assemblée de l’Union africaine (UA) a adopté la décision suivante : « l’Année des réfugiés, des rapatriés et des personnes déplacées dans leur propre pays : vers des solutions durables au déplacement forcé en Afrique ».
L’année 2019 marque également le 50e anniversaire de l’adoption de la Convention de 1969 de l’Organisation de l’unité africaine régissant les aspects propres aux problèmes des réfugiés en Afrique (Convention de l’OUA sur les réfugiés) et le 10ème anniversaire de l’adoption de la Convention de l’UA sur la protection et l’assistance des personnes déplacées en Afrique (la convention de Kampala). L’année 2019 marquera également le 400e anniversaire de la traite transatlantique des esclaves. Les chefs d’État et de gouvernement de l’Union Africaine ont pris la décision de commémorer et de rappeler ce chapitre de la plus grande et de la plus longue migration forcée dans l’histoire de l’Afrique. La commémoration de cet anniversaire servira au moins à rappeler aux Africains l’expérience historique de la diaspora africaine qui continue à façonner même les migrations, les conflits et les économies africaines contemporaines. En réponse à ce qui précède, l’Union africaine a élaboré des cadres normatifs complets et robustes régissant les déplacements forcés.
« Cette rencontre a permis d’identifier les collaborations stratégiques et les actions visant à renforcer la contribution des INDH aux solutions durables aux déplacements en Afrique. Ce qui a justifié l’adoption d’un Plan d’action sur le rôle des INDH africaines dans la recherche de solutions durables pour les personnes déplacées en Afrique », a indiqué le Commissaire Ashira AISSAH ASSIH
En marge de la rencontre, la CNDH-Togo a été identifiée pour recevoir un soutien sous la forme d’une évaluation des capacités par le PNUD, l’Alliance Mondiale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme et leurs réseaux régionaux.