Société

Restaurant communautaire : L’expérience déjà à Bè

Publié le dimanche 9 février 2020, par Leader

Selon une expression française, "Ventre affamé n’a point d’oreilles". Or dans le monde entier, 820 millions de personnes n’ont pas eu assez à manger en 2018, contre 811 millions en 2017, des chiffres en augmentation pour la troisième année consécutive selon un rapport des Nations-Unies.
Pour cela, des efforts se font pour relever le défi de la faim en vue d’atteindre l’objectif "Faim Zéro d’ici à 2030".

Conscient de cet état de chose, et dans le souci de permettre aux personnes vulnérables et aux celles âgées d’avoir accès gratuitement à des repas chauds de qualité et autres, le gouvernement, à travers l’Agence Nationale d’Appui au Développement à la base (ANADEB), poursuit la phase d’expérimentation des restaurants communautaires dans les zones retenues du Grand Lomé.
Ainsi, après Adéticopé, Nukafu et Ségbé, cette action qui connait une extension de la phase pilote à dix (10) autres zones, a pris corps ce vendredi 07 février à Bè.

Dans ce quartier, des centaines de personnes, hommes et femmes, ont bénéficié d’un repas chaud ( Ablo ou riz) d’une valeur de 300FCFA et aussi des kits non cuits composés de riz, maïs, gari, l’huile .

Pour Afi Hédjéli, bénéficiaire, "Ce restaurant communautaire m’a permis de manger correctement, donc chapeau aux organisateurs".

L’extension de la phase pilote touchera d’autres zones à savoir Agoè, Demakpoè, Doumassessé, Gbadago, Légbassito, Nyékonakpoè, Sanguéra et Togblékopé...
Chaque deux semaines, les bénéficiaires auront droit à un repas chaud et autres.

"Ce projet qui porte sur l’alimentation, le bien-être des hommes et femmes nécessite la prise en compte d’un certain nombre de précision que nous n’avons pas eu sur les trois premiers sites (3) que sont Adéticopé, Nukafu et Ségbé. Nous avons besoin d’élargir la cible pour mieux comprendre et avoir une idée de certaines réalités surtout que c’est une nouvelle initiative...Nous allons oeuvrer pour avoir des partenaires aux côtés du gouvernement pour pérenniser cette action, une manière de lutter contre la faim", a expliqué madame Mazalo Katanga, DG de l’ANADEB.

Ce travail se fait avec le concours du ministère de l’action sociale mais, vu qu’il y a des paramètres sanitaires à prendre en compte, l’ANADEB tend la main au ministère de la santé.