Santé

Togo/ 10,5 milliards de la Banque Mondiale pour le projet REDISSE-Togo

Publié le lundi 5 février 2018, par Leader

Renforcer les capacités intersectorielles nationales pour une surveillance collaborative de la maladie, et la préparation aux épidémies en Afrique , en jugulant les faiblesses du système sanitaire humain et animal qui entravent la surveillance et la riposte efficace des maladies et cas d’urgence, apporter une réponse immédiate efficace à ladite urgence, c’est l’objectif qui sous tend le projet Régional de Renforcement des Systèmes de Surveillance des Maladies au Togo (REDISSE-Togo) ,officiellement lancé ce jeudi 1er février à Lomé avec le concours du ministère de la santé et de la protection sociale, et le Ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de l’Hydraulique.

Financé à hauteur de 21 millions de dollars (USD) soit environ 10,5 milliards de FCFA par la Banque Mondiale, le projet REDISSE couvre les pays de la CEDEAO ainsi que la Mauritanie et est dispatché en cinq (5) composantes à savoir : les systèmes de surveillance et d’information sanitaire pour 4,2 millions USD, renforcement des capacités des laboratoires 2,64 millions USD, préparation et intervention en cas d’urgence 10,7 millions USD, gestion des ressources humaines 1,2 million USD et la coordination du projet pour 2,26 millions USD.

Partant du bilan au goût amer laissé il y a quelques années par la fièvre hémorragique à virus Ebola qui a surpris plus d’un, au Liberia, en Sierra-Leone, en Guinée-Bissau et au Nigeria, tant en pertes en vies humaines que sur le plan économique, le projet REDISSE vient renforcer le système sanitaire desdits États et leurs capacités en matière de riposte face aux éventuelles épidémies.

Pour le représentant de la Représentante-Résidente de la Banque Mondiale au Togo, Kouami Hounsinou Messan :" La fièvre hémorragique à virus Ebola qui a secoué quelques pays, a mis à nu les faiblesses des systèmes de santé de certains pays. Pour cela,il est important de veiller à ce qu’un système efficient et efficace soit en place afin que les pays puissent mieux se préparer en vue de pouvoir détecter plus tôt et réagir rapidement aux menaces de maladies infectieuses".

"La maladie n’a pas besoin de passeport, ni de titre de séjour, ni de billet de transport pour se propager à travers les frontières. Ainsi, un système régional de surveillance des maladies est plus que nécessaire" : a laissé entendre Potougnima Tchamdja, représentant du Ministre de la Santé et de la Protection Sociale.

La Banque Mondiale a réitéré sa disponibilité à poursuivre son appui au Gouvernement du Togo dans la définition de politique et action en faveur de la réalisation des équilibres dynamiques qui assurent le développement harmonieux du pays.

KPOWOADAN Yao