Société

Togo/ANADEB en dix (10) d’existence

Publié le vendredi 22 janvier 2021, par Leader

19 janvier 2011 – 19 janvier 2021, dix (10) bonnes années que l’Agence Nationale de Développement (ANADEB), un établissement public doté d’autonomie de gestion et, bras droit du Ministère du développement à la base , de la jeunesse et de l’emploi des jeunes (MDBJEJ), œuvre pour impacter le quotidien des communautés à la base par la mise en œuvre de la Politique nationale de développement à la base (PNDB) définie par le gouvernement.

Ainsi, pour marquer la célébration de son jubilé d’étain, les responsables de l’ANADEB, avec à sa tête Eléonore Mazalo Katanga, ont célébré la journée du 19 janvier 2021 par une conférence de presse organisée à leur siège à Lomé et, une messe d’action de grâce à la paroisse « Notre Dame sous la croix d’Agbalépédo ».

La rencontre avec la presse a été une occasion pour ces responsables d’étaler le programme des activités des dix (10) ans. Il est donc prévu au cours du second semestre de l’année 2021, des visites de terrain, des journées portes ouvertes et une cérémonie d’apothéose organisée dans les régions et à Lomé, tout ceci sur deux (2) semaines.

En terme de bilan, on note qu’à travers l’appui des partenaires, l’ANADEB intervient auprès de près de 1500 communautés à la base dans plus de 300 cantons pauvres chaque année, des services déconcentrés de l’Etat, des collectivités territoriales et des organisations vouées au développement à la base en leur apportant des appuis en matière de renforcement des capacités en gestion à la base, d’accès aux infrastructures de base, de valorisation des potentialités productives locales, et de promotion de l’emploi des jeunes et des filets sociaux en milieu rural.

Dans ses actions d’accompagnement des communautés vulnérables par l’Etat pour leur auto prise en charge, et ce, dans un environnement socioéconomique inclusif, en dix (10) d’activités, l’agence a conduit six (6) projets et programmes notamment, le Programme de Soutien aux Microprojets d’Infrastructures Communautaires (PSMICO), le Programme de Développement Communautaire en Zones Urbaines (PDC-ZU), le Projet de Soutien aux Activités Economiques des Groupements / Projet de développement des plantes à racines et tubercules (PSAEG / PRT), le Projet d’accompagnement des communautés dans l’entretien manuel des routes et pistes par le cantonnage (PROJET CANTONNAGE), le Projet de Filets sociaux et services de base (FSB), et le Projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV).

Ces différents projets ont impacté les communautés à la base de diverses manières. A fort titre, le PSMICO a permis de construire et réhabiliter à travers les communautés 505 salles de classes, 608 hangars de marché construits et réhabilités, 2033 infrastructures d’assainissement construites et réhabilitées.

Quant au PDC-ZU, il a permis de restructurer selon les responsables de l’ANADEB, 1085 Communautés de Développement à la Base (CDB) de par le pays, d’élaborer 226 Plans d’actions de quartiers et d’équiper 2450 jeunes artisans ayant achevé avec succès leur parcours de volontariat d’engagement citoyen. Sur le plan de la salubrité, ce programme a permis chaque année de mobiliser 21 524 personnes des communautés à la base pour l’entretien des rues, le curage des caniveaux dans les villes du pays, et l’enlèvement des dépotoirs sauvages.

En ce qui concerne le projet de cantonnage, grâce à la collaboration du SAFER et du ministère des travaux publics, l’ANADEB accompagne les communautés à assurer l’entretien manuel des routes et pistes pour faciliter la circulation et préserver la praticabilité des voies de communication sur toute l’étendue du territoire. A travers cette activité, plusieurs communautés ont levé des fonds pour acquérir des meubles pour leurs écoles, réaliser des ouvrages d’eau, équiper des centres de santé communautaires en matériels et consommables de soin. A l’heure actuelle, 1906 communautés prennent part à cette activité qui mobilise chaque année plus de 24 000 personnes à l’échelle nationale.

Aussi, en vue de promouvoir les potentialités productives locales, l’ANADEB appui les groupements à travers des formations aux métiers de transformations et de conservation des produits agricoles à l’instar du manioc, du soja, de la tomate, la production de savon liquide, la teinture artisanale d’étoffe par la technique du batik etc…Cet appui s’étend également à la culture entrepreneuriale et à la mise en place de mécanismes endogènes de financement des Activités Génératrices de Revenus (AGR) à travers les groupes d’épargne dont le total couvert s’élève à 198 à l’échelle nationale.

Le projet de Filets sociaux et services de base (FSB) a permis grâce à l’Etat et la Banque Mondiale, d’engager 23 milliards FCFA à un (1) an de la fin du projet pour plus de 133 infrastructures de base qui sont déjà en place dans 150 cantons les plus pauvres, près de 60 500 ménages reçoivent chaque mois des transferts monétaires de 15 000 FCFA, plus de 97 500 écoliers bénéficient d’un repas chaud chaque jour d’école dans 135 écoles primaires publiques des cinq (5) régions du pays.

Avec le projet d’opportunités d’Emploi pour les jeunes vulnérables (EJV), plus de 14 000 jeunes pauvres et vulnérables ont été mobilisés dont 58% de femmes de 200 villages, dans le cadre d’un parcours de volontariat communautaire couplé de Formation en Développement d’affaires (FoDA) et d’alphabétisation en milieu rural sanctionné par un revenu régulier de 15 000 FCFA chaque dix (10) jours pendant quatre (4) mois. Au 31 décembre 2020, pour plus de 7 milliards FCFA engagés, le projet a subventionné le démarrage ou l’extension des AGR de près de 9 000 des 14 000 jeunes. Dans la poursuite de l’accompagnement, la barre des 10 000 jeunes sera atteinte avant la fin de l’année 2021.

Pour Eléonore Mazalo Katanga, Directrice Générale de l’ANADEB, « Le développement à la base œuvre à la réduction des disparités en termes de développement entre les régions, entre les préfectures. Dans nos actions, nous travaillons de telle sorte que toutes les communautés ou toutes les régions aient les mêmes chances en matière de projets. Une répartition équilibrée en termes d’investissement dans les cinq (5) régions ».

Toutes ces réalisations entrant dans l’accompagnement des communautés vulnérables ont coûté environ 100 milliards FCFA pour l’Etat avec bien-sûr le soutien de ses partenaires.

« Ces trois (3) dernières années ont été les années des grosses dépenses avec 30 milliards FCFA dépensés avec le soutien de la Banque Mondiale sur les projets FSB (23 milliards) et EJV (7 milliards) », a expliqué Eléonore Mazalo Katanga.

Avec l’apparition de la covid-19, à l’ANADEB, des mesures d’accompagnement ont été prises à l’endroit des communautés. Outre les aides en Dispositifs de Lavage des Mains, pour aider les jeunes à la résilience, 700 jeunes ont été appuyés grâce à un soutien de 15 000 chacun.

Qui dit bilan, parle d’actif et de passif. Ainsi à cet actif très lourd s’ajoute un problème d’utilisation des ouvrages de Gamé (préfecture de zio) suite à des problèmes nés au sein de la communauté liés aux sites qui ont accueilli les ouvrages.

Comme nouveaux défis, l’ANADEB souhaite avoir plus de ressources humaines, matérielles et financières pour faire davantage et davantage.

Le développement à la base prend en compte tous les aspects de la vie communautaire et fait en sorte que les bénéficiaires soient acteurs et moteurs du développement.