Politique

Togo/Gilchrist Olympio met un terme à son règne à la tête de l’UFC

Publié le mardi 28 novembre 2017, par Leader

« Si vous ne quittez pas le pouvoir à temps, c’est le pouvoir qui vous quitte. » Gilchrist Olympio, président de l’Union des Forces de Changement (UFC) a compris cet adage en annonçant ce 28 novembre 2017 sa retraite politique. Son règne à la tête du parti est soldé par un échec en termes du changement qu’il a voulu imprimer au pays. L’alternance étant toujours une utopie, son combat doit prendre une nouvelle dynamique qui nécessite des énergies au-delà de sa force.

Aujourd’hui octogénaire, il a commencé son combat politique depuis que son père, alors président de le République, a été assassiné en 1963. Très radical au départ, il a opté à un moment donné pour la cohabitation avec le pouvoir. Mais dans les deux cas, il n’a pas réussi à avoir raison du régime cinquantenaire. Même l’accord UFC-RPT de mai 2010 avec l’entrée au gouvernement des militants de l’UFC est soldé par un échec sans précédent.

"L’UFC assume le bilan décevant de l’accord RPT-UFC. Le RPT/UNIR a planté les graines du désespoir", a-t-il avoué et donne raison à ceux qui estiment également que le parcours du chef de l’Etat actuel n’est pas reluisant. "Ayons le courage de reconnaître que si Faure Gnassingbé était arrivé au pouvoir par les normes, le bilan de son règne ne serait pas aussi sombre", a-t-il reconnu.

Il lance en outre un appel à l’endroit du peuple à poursuivre la lutte pour l’avènement de la démocratie et de l’Etat de droit au Togo. Au même moment l’"Ufc déplore la violence quelles qu’en soient les justifications. Rien ne justifierait aujourd’hui un recours irresponsable à la violence. Evitons au Togo de devoir réapprendre dans le sang. Prenons la main tendue des amis du Togo, pour négocier", a indiqué Gilchrist Olympio.

En ce qui concerne les mesures d’apaisement, il propose la relaxation des personnes interpellées dans le cadre des manifestations, une attention particulière accordée à la ville de Sokodé, le retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992, l’acceptation de Faure Gnassingbé de ne pas se présenter à la présidentielle de 2020, l’union de l’opposition pour un projet clair et responsable, l’aide des partenaires pour préparer des élections crédibles, démocratiques et transparentes.