Société

Togo/ Le mouvement "Do no harm" pour la paix et le vivre ensemble

Publié le mercredi 7 mars 2018, par Leader

Partant du constat selon lequel, depuis les années 90, on assiste au Togo à la montée de la violence et de l’incivisme, ce qui semble prendre diverses formes inquiétantes au point que l’on parle de crise de la citoyenneté, un collectif des associations de la société civile a lancé ce samedi 03 mars à Lomé, le mouvement "Do no harm", ceci au cours d’une conférence de presse, suivie d’une sensibilisation et une caravane à travers certaines artères de Lomé, afin d’amener la population à adopter et pratiquer les principes du "Do no harm" à tout moment et en tout lieu.

Fondement de L’Agir pour Bâtir la Cité (ABC), "Do no harm" qui signifie en français "Ne pas nuire", est aussi le principe selon lequel, tout acte doit éviter de causer du tort, de faire du mal, de nuire à autrui ou la paix de tous.
Ce principe "Do no harm" qui s’inscrit dans la droite ligne de l’objectif 16 des ODD et aussi, de la Politique Nationale de Formation Civique et d’Éducation à la Citoyenneté (2014-2018), vise à contribuer au changement des comportements, attitudes et langages empreints de violences et de destruction au cours des revendications socioprofessionnelles, sociopolitiques, sur les lieux de travail, dans les établissements scolaires et universitaires, les hôpitaux et centres de santé, les marchés et autres pour un meilleur vivre ensemble et une paix durable au Togo.

Pour ADOM Orphée, Initiateur du mouvement "Do no harm", "ce mouvement est mis sur pied pour apprendre aux concitoyens à ne pas nuire à autrui dans leurs actes quotidiens."

"L’implantation dudit mouvement dans les autres régions sera là prochaine étape, ceci pour une société sans violence", a laissé entendre BATAWILA Gabriel, un des promoteurs du mouvement "Do no harm".

Outre la diminution de l’incivisme, entre autres résultats attendus à travers le mouvement "Do no harm" : l’amélioration de la compréhension des libertés individuelles, du droit de manifestation qui peut se faire sans violence, l’émergence des attitudes citoyennes dans la société, surtout les jeunes.

Charles Yao KPOWOADAN