Droits de l’homme

Togo/ Les acteurs nationaux outillés pour une meilleure gouvernance foncière

Publié le jeudi 12 avril 2018, par Leader

Partant du constat selon lequel le foncier est la première source des rivalités avec plus de 80% des litiges au niveau des juridictions togolaises, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en collaboration avec la plateforme nationale de la Convergence Globale des Luttes pour la Terre et l’Eau -Afrique de l’Ouest (CGLTE-AO), a organisé du 05 au 06 Avril à Lomé, un atelier national d’échanges sur la gouvernance foncière avec pour thème :" l’importance des Directives volontaires pour une gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts dans le contexte alimentaire."

Pendant ces 2 jours, la soixantaine de participants composée des acteurs du secteur public, des organisations de la société civile, la chefferie traditionnelle, les organisations paysannes et autres, ont ensemble mené des réflexions sur les processus nationaux de formulation du code foncier afin d’améliorer la gouvernance foncière au Togo en vue d’atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Au cours dudit atelier, il est question entre autres de former les participants pour une meilleure connaissance de l’utilisation des Directives Volontaires de la FAO en tant qu’instrument pour améliorer la gouvernance foncière, échanger sur le processus d’adoption du Code foncier au Togo et comprendre le niveau d’avancement du processus d’adoption du Code foncier au Togo et dans d’autres pays de la sous-région.

Pour Fiatuwo Sesenou, ministre de l’urbanisme, de l’habitat et du cadre de vie :" Le régime foncier doit être un facteur d’unité et non de division, un facteur de richesse et non de pauvreté."

"La gouvernance foncière influence la façon dont nous utilisons et mettons en valeur les ressources : les terres, les forêts, les pêches et les eaux", a laissé entendre DJIWA Oyétoundé, Chargé de Bureau de la FAO au Togo.

La gestion foncière fait partie des actions prioritaires de la FAO dans ses efforts de lutte contre la faim et la pauvreté. Ainsi, en se mettant au service des pays, la FAO offre un forum neutre de coopération, où ses États membres et autres acteurs se réunissent sur une base égalitaire, pour négocier des accords et débattre des politiques.
Adoptées le 11 mai 2012, ces Directives Volontaires ont été développées à travers un processus inclusif et participatif qui a commencé par des consultations régionales et mondiales en 2009, avec à la clé, un premier document sur le foncier , où les États, les organisations de la société civile, le secteur privé et autres ont été associés.

Les Directives ont pour but de promouvoir la gouvernance responsable des régimes fonciers applicables aux terres, aux pêches et aux forêts, en prenant en compte toutes les formes de régimes fonciers : publics, privés, communautaires, autochtones, coutumiers et informels.
Elles constituent une référence qui expose des principes et normes internationalement reconnus en vue de l’instauration de pratiques responsables. Les Directives proposent aux États un cadre qu’ils pourront utiliser pour élaborer leurs propres stratégies, politiques, législations, programmes et activités.

KPOWOADAN Yao