Politique

Togo/ Recomposition de la CENI : une décision qui ne gêne pas le NET

Publié le mardi 25 septembre 2018, par Leader

Suite à la tenue à Lomé de la seconde réunion du comité de suivi mis en place par la Communauté Économique Des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), en vue du suivi de la feuille de route des chefs d’États de ladite communauté pour sortir le Togo de sa crise, quelques décisions ont sanctionné la rencontre du dimanche 23 septembre notamment : le déploiement des experts de la CEDEAO, le consensus sur un chronogramme pour l’organisation des élections législatives le 20 décembre prochain et, la recomposition de la Commission Électorale Indépendante (CENI).

En conférence de presse ce lundi à Lomé, le parti politique le Nouvel Engagement Togolais (NET) de Gerry TAAMA, s’est appesanti sur la recomposition de la CENI. Le NET pense que cette recomposition viole les articles 12, 14 et 29 du code électoral du pays. Il dit prendre acte de ladite décision et ne la contestera pas car : << Pour l’intérêt supérieur de la nation, le NET, pour ne pas ajouter une crise à une autre, compte ne pas attaquer cette décision considérée comme une violation du code électoral >>.

Le NET estime que pendant les onze (11) mois passés qu’il a représenté l’opposition à la CENI, il s’est attaché à veiller au respect des normes et règles démocratiques.

Tout en félicitant le comité de suivi de la CEDEAO pour les avancées dans la mise en œuvre de la feuille de route, les responsables du NET pensent que la voix s’ouvre ainsi vers un processus électoral crédible, transparent acceptable par tous mais, en appelle à la libéralisation de tous ceux qui croupissent encore en prison du fait de leur engagement politique et, témoignent sa compassion à ceux qui ont perdu des proches pendant la crise.

Pour finir, le NET appelle toutes les populations togolaises à sortir massivement pour se faire recenser parce qu’il ne brillera pas par son absence aux élections.

Pour rappel, le comité de suivi de la CEDEAO veut une CENI recomposée d’ici au 30 septembre prochain. Ainsi l’opposition parlementaire et la majorité auront 5 représentants chacune. Et, 3 représentants pour les partis extraparlementaires et la société civile.