Droits de l’homme Arrestation des étudiants sur le Campus

Un collectif d’OSC réclame également leur libération immédiate

Publié le samedi 17 juin 2017, par Leader

Au lendemain de l’arrestation des étudiants sur le campus universitaire de Lomé lors de leur assemblée générale liée à leur plateforme revendicative, nombreuses sont des déclarations qui fusent de partout. Des mouvements estudiantins aux organisations des droits de l’Homme, chacun exige la libération sans condition des étudiants arrêtés.
Cette situation interpelle également un collectif d’acteurs de la société civile qui s’est prononcé au travers de la déclaration dont voici la teneur :

DECLARATION DES OSC RELATIVE A LA SITUATION SUR LE CAMPUS UNIVERSITAIRE DE LOME

Depuis mercredi 14 juin 2017, le Campus universitaire de Lomé a renoué avec la violence née de l’assemblée générale de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE). Ceux-ci présentent une plateforme revendicative et exigent sa prise en compte par les autorités universitaires. Dans la foulée, certains de ces étudiants ont été embastillés et conduits manu militari qui au Commissariat Central qui à la prison civile de Lomé.
Nous, organisations de la société civile, en sommes très préoccupés tout en continuant des tractations en vue de négocier leur libération, facteur essentiel pour faire revenir le calme dans les esprits et permettre une poursuite normale des activités sur le Campus.
Dans le cadre de notre mission d’observation et d’investigation, il ressort que les détenus sont dans des conditions inappropriées. Pire, les sévices corporels sévères sont observés sur le sieur Foly SATCHIVI, président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE) .
En outre, notre visite de ce vendredi 16 juin 2017 au Commissariat Central nous fait constater la présence de 18 autres étudiants toujours arrêtés dans cette affaire et dont les parents sont sans nouvelle depuis. D’autres parents carrément sont à la recherche de leurs enfants portés disparus à ce jour. Sur le terrain, des répressions se poursuivent et des arrestations continuent.
Eu égard de tout ce qui précède, nous, organisations signataires de la présente déclaration, pensons qu’il urge a priori de libérer tous les détenus pour faire revenir un climat d’apaisement sur le Campus tout en poursuivant le dialogue pour un dénouement heureux de cette crise.
Fait à Lomé, le 16 juin 2017
Les signataires
AJAAH
Action Sud
CRAPH
Mouvement Nouveau Citoyen
Novation Internationale
No Vox
Solidarité Planétaire
TJP
REJAAD
MDE
MED