Littérature Corriger les carences en journalisme

Vinyo AZIATI : « Il y a un éventail de thèmes qui seront développés dans nos ouvrages futurs…Tout ce qui peut contribuer au développement de mon pays sans pour autant dénaturer sa culture m’intéresse au plus haut degré »

Publié le mercredi 1er juin 2016, par Leader

Le début du processus démocratique au Togo coïncide avec l’éclosion de la presse, surtout la presse privée qui connaît dès lors un foisonnement. Que ce soit la presse audiovisuelle ou écrite, le domaine journalistique est en plein essor. Et ce développement ne s’observe sans les maux auxquels sont confrontés le métier et ceux qui l’exercent. Vinyo AZIATI, titulaire d’un DESS en Développement après une Maîtrise ès Sciences de la Vie et de la Terre, également formé à l’écriture journalistique par des journalistes de RFI et de France 3, veut lever le voile pour attirer l’attention des journalistes radio surtout par rapport à certaines lacunes dans ce domaine. C’est cette ambition qui le pousse en effet à écrire « Le journaliste radio au Togo : Que comprennent les auditeurs ? »
Successivement journaliste, secrétaire de rédaction à Radio Kara, chef secrétariat principal au Cabinet du ministère de la Communication, Vinyo AZIATI est aujourd’hui Chargé des statistiques culturelles au sein dudit ministère. Par rapport à son œuvre, il est interrogé par Emergence-togo.com pour découvrir ses réelles motivations.

Emergence-togo.com : Bonjour Vinyo AZIATI. En écrivant le livre « Le journaliste radio au Togo : Que comprennent les auditeurs ? » qui est votre première œuvre littéraire, vous rentrez dans le cercle des écrivains. Pourquoi avez-vous choisi le domaine des médias pour vous illustrer en tant que nouvel écrivain ?
Vinyo AZIATI
 : Bonjour cher journaliste. En réponse à cette question, je dirai sans ambages que je n’ai pas eu à choisir le domaine des médias pour m’illustrer. Je suis devenu écrivain par un concours de circonstance. En fait le contenu du livre n’est qu’un résumé succinct des nombreuses formations que j’ai eu à administrer aux collègues journalistes quand j’étais secrétaire de rédaction. Alors l’interpellation m’ai venu de consigner ces modules de formation que je dispense dans un document afin que d’autres journalistes aussi puissent bénéficier de la richesse de ces enseignements. Ce que j’ai fait.

Au-delà des carences en journalisme, la société togolaise dans son ensemble est héritière d’innombrables maux qui la minent. Etant donné que vous avez envie de produire d’autres œuvres dans l’avenir, demeurerez-vous toujours dans ce domaine professionnel pour les autres éventuelles éditions ?
La réponse est non. Il y a un éventail de thèmes qui seront développés dans nos ouvrages futurs. Aussi dois-je vous avouer que j’ai reçu une formation de base en développement culturel. De ce fait, tout ce qui peut contribuer au développement de mon pays sans pour autant dénaturer sa culture m’intéresse au plus haut degré.
Cependant la deuxième édition de cet ouvrage sur le journalisme radio est déjà en préparation. Nous avons également assez d’éléments pour écrire un ouvrage sur les productions télévisuelles au Togo.

Quels résultats attendez-vous en produisant une telle œuvre ?
J’attends une nette amélioration de l’écriture journalistique au Togo.

Votre mot de fin.
Vivement que les productions médiatiques togolaises s’inscrivent dans la logique d’un journalisme de développement au service de tout le peuple. Je vous remercie.